Depuis tout petit, je voue un certain culte à Ghostbusters. Premier film à être devenu mon préféré alors que j’étais haut comme trois pommes, il occupe encore cette place aujourd’hui, plus de 20 ans après. Je considère, non, j’affirme que ce film est le meilleur de tout les temps et sa suite, bien que moins culte que le film initial, garde tout de même une bonne place dans le peloton de tête de mes favoris. Si la licence m’aura poussé à jouer des heures habillé de la panoplie complète du parfait petit Ghostbusters, elle aura surtout été mon billet d’entrée dans le monde des jeux vidéo.
C’est en effet par Ghostbusters que mon initiation vidéoludique a commencé. Si mes souvenirs sont exacts, c’était sur Atari 2600 800XL que j’avais pu jouer au premier jeu vidéo adapté de la licence (Papa, tu peux confirmer ?). Le jeu avait beau être beaucoup trop difficile, surtout pour mon âge, je m’éclatais avec l’arsenal des Ghostbusters qui ressemblaient alors à plus à une bouillie de pixels qu’à autre chose. L’aspirateur à fantômes à fixer sur la voiture (que l’on choisissait, on n’était pas obligé d’avoir Ecto-1) reste ancré dans ma mémoire. Lorsque la Megadrive est arrivée en Europe, en 1990, c’est accompagnée de Ghostbusters que je l’avais demandée au Père Noël.
A l’annonce d’un nouveau projet de jeu vidéo Ghostbusters, je ne pouvais donc que sauter de joie, surtout que les auteurs des films étaient de la partie. Mais je craignais énormément d’être déçu, car en cette grande mode de recyclage de vieilles licences, beaucoup en ressortent complètement dénaturées. Ayant mis la main sur une version import du jeu sur Xbox 360, j’ai enfin pu me jeter dans l’aventure. Alors, qu’en dit un fanboy ?
Exposition Gozer à New York, un événement surnaturel survient, et le logo Ghostbusters apparaît accompagné du célèbre thème musical. On verrait apparaître un 3 à côté du titre qu’on y croirait. On retrouve nos personnages préférés, doublés par les acteurs d’origine, pour une aventure écrite de nouveau par Dan Aykroyd et Harold Ramis (qui avaient déjà écrit les films). Ca commence bien, même si on peut être un peu déçu de constater que Sigourney Weaver et Rick Moranis seront absents. Mais qu’importe, l’émotion est trop forte pour s’en préoccuper. On ne nous propose pas d’incarner l’un des personnages du film, mais une nouvelle recrue fraîchement embauchée à l’essai pour rejoindre la troupe de Ghostbusters. N’ayant pas de nom, ni même de voix, ce personnage sera bien sûr au centre de toutes les phrases de gameplay, mais n’aura qu’un rôle de spectateur durant les cinématiques.
Le fait de ne pas jouer de personnage central donne l’impression de suivre un film durant lequel on se contente d’épauler les héros. Pour ma part, j’adhère au concept, vu qu’il permet de ne pas dénaturer les relations entre les différents éléments du quatuor d’origine. Le personnage n’est pas totalement ignoré, mais la façon dont il est traité le rend presque facultatif, s’il n’y avait pas les phases de gameplay pour le rendre indispensable.
Ce gameplay, parlons-en. D’une part, on a une action à la Gears of War. Que ce soit le level design très linéaire, la gestion des armes, la façon de sprinter ou les éléments de teamplay, le jeu partage pas mal de similarités avec le titre phare d’Epic. Mais Dead Space semble aussi avoir été une source d’inspiration pour les développeurs de Terminal Reality. HUD intégré dans le proton pack, système d’argent pour acheter les améliorations, ordinateur de bord à la ceinture gérant à la fois inventaire, informations et options de jeu, les exemples ne manquent pas là non plus.
Bien évidemment, Ghostbusters a une originalité de taille concernant le gameplay, outre le fait d’éviter de croiser les effluves, c’est la capture de fantômes. Agissant comme un lasso, le proton stream n’est pas forcément évident à maîtriser de prime abord. Les premiers fantômes pourront sembler laborieux à capturer, mais on apprendra très vite à faire du slam dunk de fantôme dans le piège (carrément !), ou à manier les différents add-ons du proton pack qui seront donnés au fil du jeu, comme le jet de slime à la manière du second film. Les mécanismes de jeu sont maîtrisés d’autant plus vite que l’aventure est extrêmement courte. A peine plus de 5 heures pour en venir à bout, c’est assez léger, surtout en l’absence de campagne coopérative ou de véritable rejouabilité, si ce n’est une recherche des artefacts maudits dispersés dans les différents niveaux, mais qui n’est pas des plus passionnantes.
Le jeu propose tout de même un mode multijoueur, que je n’ai pas eu l’occasion de tester pour le moment. Ce mode semble offrir des missions en coopératif, mais j’ignore si elles sont scénarisées où s’il s’agit simplement de capturer quelques fantômes cachés dans des niveaux parcourus en solo. Affaire à suivre, je vous en reparlerai.
Concernant la réalisation, c’est très correct, sans être non plus renversant. Je parle de la réalisation graphique, car concernant la musique, les thèmes musicaux du jeu étant issus des films, on ne pouvait pas faire mieux. Le jeu n’accuse pas de défaut particulier concernant les graphismes, l’ensemble est plutôt soigné et le jeu est fluide, mais il reste en deçà d’un Gears of War ou d’un Resident Evil 5. Néanmoins, le fait qu’une grande partie des décors soient destructible lui donne un atout considérable.
Si le jeu ne dure que 5 heures, ce sont 5 heures très intenses, dans l’univers très particulier et superbement retranscrit de Ghostbusters. Si vous avez aimé les films, et il ne saurait en être autrement devant leur perfection, ce jeu vous est alors indispensable. L’humour, le rythme, l’ambiance, le scénario, tout est travaillé à la manière des films qui l’ont précédé. Ni le gameplay ni la réalisation ne viennent entacher le tableau. A ranger parmi les meilleures adaptations vidéoludiques, à côté de Riddick.
P.S. : A part le premier screenshot, tout le reste vient de Gamekult, pour changer.








2 août 2009 à 10:15
c etait sur atari 800XL que tu jouais a ghostbusters
2 août 2009 à 12:07
Ah ok, merci. Après vérification, le screenshot coïncide, coup de chance.