Prétendue adaptation de la célèbre licence de jeux de baston Tekken, mais sans la licence, The Avenging Fist s’annonçait comme un grand nanard. L’un de ceux dont on ne peut s’empêcher de rire en les regardant. Et quand on peut trouver le DVD pour un euro symbolique, on ne prend pas grand risque à tenter le coup.
The Avenging Fist, c’est avant tout une histoire décousue autour d’un élément central : le Power Glove. S’il s’inspire du célèbre gadget de Nintendo de part le nom et quelque peu le design, l’utilité de cet appareil est tout autre. Il permet à son porteur d’accéder à la « God’s No Access Zone », les 90% de la capacité de notre cerveau que nous n’utilisons pas, débloquant ainsi des pouvoirs surnaturels pour le combat. Une telle découverte ne manque pas de pousser l’armée des « Red Dragons » à s’en emparer pour tenter de dominer la planète, à moins qu’un groupe de jeunes combattants ne puisse les en empêcher.
Le lien avec Tekken semble très éloigné. Finalement, à part les deux héros rivaux, dont la ressemblance avec Kazuya Mishima (Kong) et Hwoarang (Iron) est assez frappante, rien ne permet de faire le lien avec la licence de Namco, surtout pas les scènes de combat qui finissent par plus se rapprocher d’un Dragon Ball que d’un Tekken.
Les auteurs de ce film avaient semble-t-il peur que le spectateur n’ait le temps de s’ennuyer. Aussi le film enchaîne inlassablement et à toute vitesse les scènes de combat et les scènes dramatiques, sans véritablement de lien entre elles, si ce n’est le flot continu et indigeste de trucages moisis. Ils devaient avoir eu un prix de gros sur la 3D, car on en trouverait presque plus dans ce film que dans un Pixar.
Néanmoins, si tout cela semble de piètre qualité, je me suis beaucoup amusé en regardant The Avenging Fist. Si son rythme décrédibilise nombre de scènes qui n’avaient déjà pas besoin de ça, il permet d’enchaîner les fous rires. Car les auteurs, sans doute sous l’effet de puissantes drogues, ont tout de même bourré leur film de nombreux éléments que l’on pourrait qualifier de cultes, d’un certain point de vue.
En vrac, je pourrais citer les téléphones intégrés aux mains (pouce pour écouter, auriculaire pour parler, comme quand on imite un combiné), les effets secondaires du Power Glove obligeant les gens à devenir méchants ou à grossir en restant gentil, la puce électronique qui rétablit la mémoire après un lavage de cerveau, je pourrais aussi citer un sacré paquet de répliques mais tout le film finirait par y passer.
Un excellent nanard donc, pour qui aime se marrer un bon coup devant ce genre de film tarte. A ce prix, c’est une affaire. En plus, on apprend plein de choses, comme le fait qu’un Chinois en colère, ça balance des répliques en anglais, sans doute pour avoir plus d’impact. Yeah !






22 août 2009 à 2:20
Need ce téléphone !