Ces derniers temps, les personnages de comic books ont le vent en poupe. On ne compte plus le nombre d’adaptations cinématographiques ou vidéoludiques dont ils ont récemment fait l’objet. Malgré tout, certains développeurs se démarquent en proposant un jeu particulièrement léché et fidèle à l’esprit du comic book. Rocksteady en fait-il partie ?
Dès les premières secondes, on sait qu’il y a un point sur lequel on ne fera pas de reproche au jeu, ce sont les graphismes. En adoptant un design très proche du comic book et une technique quasi-irréprochable, Rocksteady ne peut que séduire les amateurs de chauve-souris lors de ce premier contact. Basé sur le très rutilant Unreal Engine 3, agrémenté d’effets PhysX judicieusement mis à contribution, le moteur s’assure à la fois un rendu de toute beauté et une optimisation de taille à satisfaire les joueurs qui n’auront pas de machine de guerre dernier cri.
Une démo technologique, c’est bien, mais le coeur d’un jeu est dans le gameplay. Heureusement, Rocksteady ayant voulu faire un ensemble homogène, ce gameplay est à la hauteur de la réussite graphique. Mélangeant habilement action et infiltration, le jeu fait ainsi ressortir les aspects à la fois furtifs et violents de Batman qu’on lui connaît, tout en offrant au joueur la sensation de contrôler le véritable Dark Knight sorti tout chaud de ses pages de comics.
Car en terme de contrôle, là encore, bravo, que ce soit au clavier/souris comme au paddle (avec une petite préférence personnelle pour la première combinaison). Si le système de combat autorise Batman à se battre un peu comme il en a envie, vous ne pourrez pas l’emporter facilement si vous ne faites que mitrailler votre touche d’attaque (du moins en mode difficile, le seul que j’ai testé). Ces combats sont majoritairement des actions contextuelles. Une touche d’action frappe, une autre contre, puis au gré des combos vous pourrez décider de placer une prise ou un takedown, ou encore de sortir l’un de vos nombreux gadgets.
Néanmoins, se battre avec ses petits bras musclés, ça impose que les ennemis viennent au corps à corps. Et ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains ennemis sont dangereusement armés et ne feront qu’une bouchée de la chauve-souris si elle venait à se montrer. Il faut donc tenter une autre approche. Et oui, Batman, c’est aussi un jeu d’infiltration.
On évitera donc de courir au milieu des ennemis, on préfèrera l’approche furtive, en passant par les conduits d’aération ou en utilisant le grappin pour s’accrocher un peu partout. Ensuite, il n’y aura plus qu’à plonger sur ses ennemis, ailes déployées, la grande classe, pour leur faire goûter une bonne paire de bottes 44 fillette dans la mâchoire, ou encore pour les pendre par les pieds à une gargouille. Puis on disparaît dans l’ombre pendant que les copains s’agitent, et on attend que l’un d’eux se tienne à l’écart.
Le problème fréquent des jeux d’infiltration est l’absence d’IA digne de ce nom. Si Batman: Arkham Asylum ne joue pas sur les zones d’ombre comme un Splinter Cell, il pose le même soucis concernant les zones perchées. A la manière d’un Sam Fisher complètement invisible quand il progresse dans l’ombre, Batman aura bien du mal à se faire remarquer lorsqu’il se baladera de gargouille en gargouille, ou même à la sortie d’une bouche d’aération.
C’est un peu dommage, car la difficulté du jeu en prend un coup. En effet, même si le mode difficile n’est pas non plus une promenade de santé, on ne peut pas franchement dire que le challenge soit insurmontable, loin de là. Mais soyons honnêtes, devant la qualité générale du titre, il est difficile de bouder sur ce point, d’autant qu’il n’est pas radin en terme de durée de vie. Je n’ai pas compté les heures passées en jeu, mais j’ai passé un bon moment sur l’aventure, entre la trame principale et le fait de débloquer toutes les énigmes du Riddler et les chroniques d’Arkham.
Quelques mots sur cette trame principale, sans trop en dévoiler. Pas de surprise, ça se passe à Arkham Asylum (ahah, sans déconner). Le Joker est une fois de plus ramené par Batman dans cet asile où sont enfermés tous les super criminels de Gotham. Mais quelque chose cloche, c’était trop simple. A peine la chauve-souris a le dos tourné que le rigolo de service s’est libéré. Il avait tout prévu, et compte prendre le contrôle de l’île d’Arkham pour y mettre en place son nouveau plan tordu contre la population de Gotham City. Et connaissant bien le personnage, on se doute qu’il a prévu plein de choses amusantes pour notre héros. Là encore, rien à redire, c’est rythmé, sombre et malsain à souhait. Du tout bon.
Je n’ai plus qu’une chose à ajouter : Harley Quinn, je t’aime, épouse-moi ! Ceci fait, je vous invite à vous jeter sur ce jeu si ce n’est pas déjà fait. Il est l’une des meilleures expériences solo dans le monde des jeux d’action et/ou d’infiltration. Si en plus vous n’êtes pas insensible à l’univers de la chauve-souris, vous n’avez absolument aucune excuse pour passer à côté.
Plus de screenshots sur ma galerie Flickr.
Configuration de test : Intel Core i7 920, 6 Go DDR3, NVIDIA GTX275, NVIDIA 8800GTX (dédiée PhysX)







30 septembre 2009 à 10:40
Neeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeed !
(non rien d’autre à dire)