Entre la licence Unreal Tournament et Gears of War, Epic est passé maître en matière de développement de jeux d’action. Rapides, violents, brutaux et couillus, leurs jeux se sont imposés comme des indispensables du FPS ou du TPS. Cette fois, ils ont tenté de s’attaquer aux Metroid et autres Castlevania. Shadow Complex reprend en effet la recette du jeu d’action/plate-forme en side-scrolling. Ca va chier.
L’univers de science-fiction de Shadow Complex fait apparemment référence à un livre, Empire de Orson Scott Card, un autre tome étant prévu, Hidden Empire, pour la fin de l’année. Avec mon manque flagrant de culture littéraire, je ne vais pas m’attarder là-dessus, même si je pourrais être tenté de le lire par curiosité. En ce qui concerne la trame du jeu, elle commence avec le héros et sa copine qui vont faire un peu d’escalade dans la nature. Elle tombe par hasard sur une base terroriste secrète (avouez que c’est vraiment pas de pot), est capturée, et vous voilà parti à sa recherche, avec comme unique équipement de départ votre lampe torche.
On se doute qu’avec Epic, on ne pourrait avoir un jeu d’action si le personnage n’avait pas son attirail du parfait petit destructeur de mondes sur lui. Si Shadow Complex ne déroge pas à la règle, la montée en puissance du héros va jouer un grand rôle dans le rythme du jeu. Petit à petit, on va se mettre à récolter une arme, un morceau d’équipement, un gadget, pour finalement avoir une garde-robe à faire passer Iron Man pour un clochard. Et bien sûr, cette montée en puissance se fera aussi du côté ennemi, avec des adversaires toujours plus nombreux, toujours mieux équipés, et les boss finiront pas ne plus rentrer dans l’écran.
Le sentiment de puissance est d’autant plus jouissif que notre héros répond au doigt et à l’oeil. On lui accordera la petite lacune en ce qui concerne les quelques très rares fois où l’on doit viser à l’arrière-plan du décor, la visée ayant tendance à osciller entre ce que l’on voudrait dégommer et le plafond. Qu’importe, ce détail ne freinera pas les amateurs d’action, qui perdront tout au plus quelques balles, de toute façon illimitées.
Qui dit Epic dit Unreal Engine. Shadow Complex n’y échappe pas et ressort l’indémodable habillage du studio américain. Evidemment maîtrisé, le moteur en met une nouvelle fois plein la gueule, bien que l’on n’atteigne pas les sommets d’un Gears of War. Shadow Complex vise en effet une action plus claire et parfaitement fluide, prenant des faux airs de petit jeu indépendant distribué sur le Xbox Live Arcade. Il reste cependant complètement hors catégorie, enfonçant sans difficulté la concurrence sur le plan de la technique.
S’il n’y avait qu’un jeu à posséder sur le XBLA, ce serait sans conteste celui-là. Avec une action qui démarrage presque en douceur (à l’échelle Epic) pour finir dans un délire complet qui rivaliserait presque avec la chevauchée de Brumak de Gears of War 2, Shadow Complex ne peut pas décevoir les amateurs du genre. Si vous cherchiez un défouloir réalisé de main de maître, avec une bonne durée de vie (surtout si vous vous mettez en quête de tous les bonus), c’est tout trouvé. Pour seulement 1200 points, soit environ 15 euros, il n’y a pas à hésiter une seconde de plus si vous n’avez pas déjà craqué pour cet incontournable.





