Il y a des jours comme ça, on sort d’une réunion au boulot, et on trouve un paquet sur son bureau. Un colis en bois, signe du manque de confiance de mon père envers la Poste, qui contient un joli paquet cadeau. Et à l’intérieur, une PlayStation 3, dans son superbe bundle Slim 250 Go avec Uncharted 2. Mais histoire de faire la surprise jusqu’au bout, l’édition classique du jeu avait été remplacée par une édition collector. Les développeurs de Naughty Dog sont-ils capables de me faire aimer la console de Sony ? Voyons ça.
Dès les premières secondes, on se retrouve cloué sur son canapé. Nathan Drake, le héros, est en sang sur la banquette d’un wagon. Le train a déraillé et menace de tomber d’une montagne enneignée. On ne sait pas comment il est arrivé là, mais on sait qu’il faut sortir, et vite. Tout en tentant de s’extraire de là, on en prend plein les mirettes, comme jamais un jeu n’a pu le faire jusque là. Graphiquement sublime, Uncharted 2 affiche une fluidité sans faille et un jeu de caméra relevant presque du génie qui allie à la fois jouabilité et mise en scène. Puis une fois que la mâchoire est bien décrochée, c’est l’heure du flashback, histoire d’apprendre comment Nathan s’est mis dans une merde pareille.
Nathan Drake, c’est un peu Indiana Jones en plus mauvais garçon. Aussi calé en histoire-géo et en latin que le héros de Georges Lucas, il a cependant préféré l’AK-47 au fouet et a embrassé une carrière de chasseur de trésor, bien plus lucrative que celle de professeur d’archéologie. A la recherche de la légendaire Shambhala (Shangri-La), Nathan se retrouve face à une véritable armée dirigée par le criminel le plus dangereux de notre époque, les nazis étant passés de mode. Stop, je ne peux pas en dire plus et vous gâcher ainsi la découverte d’une trame scénaristique somptueuse.
Maintenant qu’on a les ingrédients idéaux pour faire un film, et des graphismes prouvant que la PlayStation 3 est capable d’une véritable prouesse technologique, il faut un gameplay à la hauteur. Naughty Dog s’est surpassé aussi sur ce point. Mélangeant action pure et plate-forme, avec une touche d’infiltration et d’énigmes, Uncharted 2 offre la meilleure recette d’action/aventure qu’on ait vu jusqu’à présent. Tous les ingrédients sont savamment dosés pour que le joueur ne s’ennuie jamais. Ni trop courtes, ni trop longues, les différentes phases s’enchaînent à un rythme infernal (et sans temps de chargement s’il vous plaît), tout en offrant au joueur un challenge suffisamment relevé pour que l’adrénaline l’accompagne tout au long de l’aventure. Du bonheur.
Pour ne pas entâcher ce monstre de gameplay, la maniabilité s’accorde parfaitement au reste. Les contrôles répondent au doigt et à l’oeil, Nathan est aussi agile qu’Altaïr d’Assassin’s Creed tout en étant aussi habile aux armes que Fenix de Gears of War. Si la caméra se montre audacieuse pour offrir une mise en scène aussi impressionnante en jeu qu’en cinématique, elle n’est jamais un handicap pour le joueur. Je me répète, mais le jeu de caméra relève du génie.
Et pour finir, l’ambiance sonore. Encore une fois, c’est à en avoir un orgasme auditif tellement c’est bon. Au fil de notre voyage autour du monde, les thèmes musicaux collent à la fois au cadre local et à l’action qui défile devant nos yeux. Et que dire des doublages, quand Claudia Black et son délicieux accent font partie du casting ? Uncharted 2 cumule les qualités, sans jamais laisser place au moindre défaut.
On ne peut craindre qu’une chose à partir de cet instant : que l’expérience de jeu soit trop brève. Ce serait sans compter sur la ferme volonté de Naughty Dog de faire de son bébé le jeu ultime de la console de Sony. Je n’ai donc rien à redire sur la durée de vie, ayant mis 10 à 15 heures pour venir à bout de l’aventure, en mode difficile. De cette qualité, on en redemande toujours, mais je me suis senti rassasié et heureux lorsque je voyais devant moi la cinématique de fin. Le sentiment d’accomplissement d’une véritable épopée incroyable.
Ce n’est pas tous les jours que j’en viens à faire une telle déclaration, mais Uncharted 2 s’est présenté devant moi comme un jeu sans défaut. Somptueux à tout point de vue, il est à l’heure actuelle le meilleur jeu d’action/aventure qui soit. A lui seul, il en viendrait presque à rentabiliser l’achat d’une PlayStation 3. Ne passez à côté sous aucun prétexte.
PS : Screenshots, Gamekult.







6 novembre 2009 à 12:16
Bon, ok, c’est certainement le jeu qui va m’obliger à acheter la ps3, mais je ne tomberai pas amoureux de la console pour autant, ses exclues la sauve mais globalement le produit ne m’attire pas du tout.
6 novembre 2009 à 14:54
Le principe d’une console de jeu, c’est avant tout de mettre en avant ses jeux. C’est sûr que si c’est juste pour posséder une boîte en plastique noir, ce n’est pas franchement très utile.
A part ça, la PS3 est devenu un bon produit du fait que son rapport qualité/prix a été ramené à quelque chose de très correct.
Sans qu’elle ne prenne la place de la 360 (je préfère toujours la console de Microsoft : meilleure interface, meilleur online, meilleur pad, meilleure version des jeux multi en général, etc.), la PS3 est enfin devenue une console de choix, surtout pour ceux qui voudraient en profiter pour passer au BR.
L’idéal aujourd’hui, finalement, c’est de posséder les 2. Autant je ne me vois plus me passer de PS3 quand je vois des jeux comme ça, autant je me vois encore moins me passer de ma 360.
15 novembre 2009 à 12:40
Bon ben, j’arrriiiive.
15 novembre 2009 à 13:03
Ahahahah tu n’as aucune volonté.